[VIDEO] Larves, poux, cadavres en décomposition, une vidéo choc montre les conditions de vie de poules pondeuse

Des larves qui prolifèrent, des poux qui infestent tout (animaux, œufs et employés), des cadavres en décomposition, des animaux déplumés; voilà les conditions de vie des poules pondeuses de l’élevage de Gaec…

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Des larves qui prolifèrent, des poux qui infestent tout (animaux, œufs et employés), des cadavres en décomposition, des animaux déplumés; voilà les conditions de vie des poules pondeuses de l’élevage de Gaec du Perrat, dans l’Ain, dénoncées par l’association L214, qui lutte contre la maltraitance des animaux. Attention, les images peuvent choquer.

En 2013 déjà, L214 obtenait des images de cet élevage où les poules se retrouvaient pleines de parasites, mais qui ont été censurées par la suite. C’est après plusieurs arrêtés préfectoraux sans grands effets que l’association publie cette vidéo édifiante tournée en avril 2016 sur un élevage de poules pondeuses en batterie. Après avoir dénoncé les pratiques d’abattoirs, L214 nous met face à la réalité: la production de ces œufs représente 75% de notre consommation quotidienne. En effet, ces élevages approvisionnent  notamment la marque Matines (groupe Avril), Casino, Système U, Carrefour, Auchan et Intermarché. « La situation dans cet élevage perdure, il y a eu des arrêtés préfectoraux mais ça ne va pas plus loin. Donc on porte plainte pour maltraitance sur animaux, on demande au préfet la fermeture, aux enseignes qui vendent leurs œufs d’arrêter et aux consommateurs de réfléchir à leur consommation », explique à l’AFP Brigitte Gothière, cofondatrice de l’association.

Les poules sont entassées par dix dans des cages minuscules avec à peine assez d’espace pour se mouvoir. En guise de sol, un grillage incliné où les œufs roulent pour être ramassés par la suite, source d’inconfort permanent pour les poules. Et pour éviter le cannibalisme, ces dernières sont amputées d’une partie de leur bec à la naissance, sans anesthésie. Pour les bêtes qui ne survivent pas à ces conditions, leur cadavre peut rester plusieurs jours dans les cages jusqu’à un état de décomposition avancé, empêchant certains œufs de rouler vers le sol: ils seront tout de même commercialisés avec une fausse date de ponte.

Même si 90% des français souhaitent l’arrêt des élevages de poules pondeuses en batterie*, la pratique est encore loin d’être éradiquée; en France, 7 poules sur 10 connaissent ce sort. Pourtant sur son site internet, le Gaec du Perrat se défend et affirme que l’élevage en batterie est la seule manière de garantir des œufs frais, et que les conditions sanitaires pour leurs animaux sont tout à fait sûres. Mais même le voisinage se plaint de la prolifération de mouches. Après des arrêtés préfectoraux, l’activité de l’élevage avait été brièvement suspendue en Mars. La dernière inspection de la préfecture de l’Ain, en date du 18 mai, va entraîner de nouvelles demandes de mise en conformité, sans pour autant entraîner de nouvelle fermeture, prévient Laurent Bazin, directeur de la DDPP (Direction Départementale de Protection des Populations). Contacté par l’AFP, le responsable du Gaec n’a pas souhaité réagir.

Si la traçabilité n’est pas toujours garantie par les distributeurs, les codages présents sur les œufs nous indiquent tout de même de quel type d’élevage ils proviennent (l’élevage en cage étant indiqué par le chiffre 3). Bon à savoir.

*Sondage réalisé les 10 et 11 septembre 2014 auprès de la population française par Opinion Way.

Sources: L214, l’Express, Huffington Post

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